Aïe!
J’ai fermé les yeux, virevolté, ri et dégurgité pendant trois mois. Aujourd’hui, me voilà nez à nez avec des partiels imminents. Ils sont encore plus moches de près.
J’aperçois ces jeunes historiens qui marchent frénétiquement dans les couloirs, l’œil trop vif pour être en paix, ils souffrent, surchargés de grimoires encyclopédiques sales, et chiants. Leur angoisse n’est pas communicative, je sais pertinemment que j’aurais mon année, peu importent les conditions car c’est comme cela que ça doit se passer. Et que ça se passe toujours. Inlassablement.
De toute façon, mon esprit est occupé à des questions existentielles bien plus importantes que la justice royale à l’époque moderne.
En effet, dans quelle poubelle du tri sélectif vais-je jeter mes Ray Ban Wayfarer ?Faut-il les remplacer par des Ray Ban Clubmaster, comme les gens risquent de le faire massivement d’ici peu ?
Ne serait-ce pas plus pertinent de briser la routine avec des Persol ou des Cazal ? Ne vaut-il pas mieux s’en foutre parce que je marcherai inévitablement dessus après 5 mojitos cet été ?
Et mes prochaines sneakers, j’ai décidé que ce ne seront plus des Supras. Mais alors, dois-je me tourner vers le classicisme un peu street des Clae Thompson ou vers l’extravagance transalpine des Dicoco Lo de chez Creative Recreation ?
Quant à mon blazer bleu à boutons (voire à rivets) dorés, je le vois parfaitement quand je ferme les yeux, mais il reste introuvable dans les rayons des magasins. Est-ce un rêve ?
Après ce réquisitoire sans concessions contre la vie et ses épreuves insoutenables, j’en conclu que l’existence doit cesser d’être envisagée dans une optique fatalement nihiliste, dans l’acception nietzschéo-heideggerienne du terme, cela va sans dire.
Le vide est une ineptie aussi grande que la critique infondée du capitalisme. La décadence n’est pas seulement une quête de la rédemption, c’est un mode de vie. Mais un mode de vie con. Aussi vrai que Ben & Jerry’s est une imposture glacière. Aussi vrai que ce qui sépare les jeunes des vieux, c’est le fait d’humecter son doigt avec la langue avant de tourner les pages.
La maturité serait donc la capacité à tourner la page en inventant toutes sortes de stratagèmes, aussi incongrus paraissent-ils. La fin justifie les moyens. Il parait.



7,25/10





6,5/10









4 participations:
Ou as-tu acheté ces putain d'Supras!!!!
Ha. J'ai lu, j'ai lu.
Alors on parlait (enfin TU ) parlais d'influence et d'ascendance que tu avais sur FB./ma pauvre petite personne. J'crois que là on peut parler de MON influence également haha. Voilà que je t'ai contaminé à haute-dose mes problèmes existentialo-vestimentaires, le macaron(*) de la futilité est en train de fondre dans ta bouche.
Pour ton Blazer bleu, je t'ai maintes fois répété que j'ai l'adresse de la meilleure fripe de Paris, elle a ouvert ya moins de six mois. On ferait mieux d'aller shopper ton blazer là-bas avant que çà ne devienne le nouveau " Freepstar ".
Et enfin, partiels partiels..J'suis sur le point de me lancer dans l'analyse lexicologique d'un texte de Claudel, et je n'ai pas été à ce foutu TD qui d'ailleurs a du ne pas avoir lieu..
Sorbonnaise un jour..
heyyyyyyyyyyyyyyyy
dis moi ,mon beau diderot, n'est ce pas laura izibor? cette jeune fille vêtue de noir et blanc, à la touffe foisonnante,
ce visage qu' on devine, sur lequel on voudrait couler mille baisers humides,
et puis je pense qu il faut que tu gardes tes lunettes car paya tu es un lunetteux de première catégorie et non de deuxième
(jugement tout subjectif et qui n engage que ma concierge d une trivialité extraordinaire)
et puis paya, madlib en concert fin mai, je t invite à venir avec moi chenapan des forêts allemandes à la recherche de l'absolu, et puis demain je vais à l hôpital et à zara, et j irai aussi à la comédie française et je te ferai une dédicace wesh renoi du ghetto
façon
tu vois?
et puis j irai déclamer des poèmes d'illustres sur la tombe de Giraudoux et je terminerai cette pérégrination par une glace à la vanille , moi si ouvert à toutes les succulences
bisous sur ta joue droite
'Et sur le balcon où le thé
Se prend aux heures de la lune
Il n'est resté de trace aucune
Aucun souvenir n'est resté'
si tu trouves l auteur de cet extrait, tu me donnes un donuts et une nuit avec kery washington
bisous encore une fois mais sur l autre joue
Persol 649 S creative recreation et arrête d'insulter Ben & Jerry's espèce de vieux-gosse-de-riche-snobinard-genre-moi-je-m'appelle-Baron-truc-chelou-bizarre-je-mange-que-du-HD-enHD-kessya
Et je ne commente pas la fin trop de mots compliqué mon cerveau ne comprend que le G-Funk ce soir
BIRDY NAM NAMMMMMMMMMMMM
PS: David t'es trop bisouteux c'est grave
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