mercredi 18 février 2009

Engourdissement





J'étais prédestiné à la Lutte.

Seulement, le destin c'est une belle connerie.

Et pourtant, à peu près tout les éléments possibles étaient réunis pour qu'à 20 ans, je sois un glorieux meneur de grèves ou autre militant acharné parlant de Jean Jaurès avec des trémolos dans la voix.

Mais rien n'y a fait. Ni père, ni mère, pourtant de convaincus syndicalistes réfléchis (non ce n'est pas un oxymore!!). Ni ces manifestations effectuées depuis l'ère Juppé alors que je n'étais pas plus grand qu'une banderole. Ni cet oncle qui chantait l'Internationale fin décembre, alors que j'attendais encore qu'un type barbu fasse tomber une grosse GameBoy grise par la cheminée.

Non rien y fait. Ni même cette conscience politique qui a germé en moi depuis l'école primaire.
Oui je me rappelle ce 4 novembre 1995, jour où j'ai dû me mettre sur la pointe des pieds pour saisir le combiné de téléphone et appeler mon père, tout ceci pour lui annoncer la mort d'Ytzakh Rabin, "parce que je savais que c'était grave".
Oui j'ai vu les larmes de mes proches couler à la mort de St François Mitterand. Oui j'ai regardé avec un air médusé Claude Sérillon annoncer les premières frappes de l'OTAN au Kosovo, alors même que la France chantait encore
I Will Survive et que je me battais avec un Cordon Bleu dans mon assiette.
Oui j'ai toujours su que Sa
Lam Hussein et HiKler étaient plus méchants encore que Freezer ou Cell. Non je n'ai jamais été dyslexique.

En tout cas rien y fait. Même cet ultime effort. A mes 18 ans, au lieu de passer le permis, je m'encarte au PS. A moi les débats stériles du mardi soir, à moi les prospectus rouges dans la boite aux lettres, à moi le tutoiement forcé de gros messieurs en costard "qui ont fait l'Algérie mon p'tit gars".
J'étais doublement minoritaire dans ces réunions: je n'avais pas assisté en direct au premier pas de l'Homme sur la Lune, je n'avais pas besoin de crème solaire indice 50 quand j'allais à St Malo l'été.

Et puis, à moi la Pimbêche non désirée, à moi la désillusion politique, la Carte Sacrée, les ciseaux, la poubelle et les grognements.

L'ENGOURDISSEMENT.


Pas de fausses excuses, on peut TOUJOURS agir. Et moi je regardais, fruit d'une procrastination de chaque instant, je n'ai jamais joué aucun rôle politique. Et je regarde toujours.

Face au mouvements sociaux, j'adoptais le "ni pour, ni contre, bien au contraire". Il ne me restait plus qu'à voter Bayrou et la boucle était bouclée.
En réponse aux réprimandes de mes camarades marxistes, je répondais qu'il fallait réfléchir avant d'agir. Ça ne voulait rien dire. Doit-on avoir un Master en Sciences Politiques et Relations Internationales pour voter aux élections cantonales?

J'ai longtemps méprisé les utopistes. Je me suis tu, j'ai lu, j'ai perdu.
Mais je ne vaut pas mieux que ces Don Quichottes , eux au moins ils on un moulin à combattre. A quoi bon garder ses idées pour soi, a quoi bon être un vieux con de 20 ans?

Je suis un mou politique, flemme ou lâcheté, personne ne saurait le dire.

On devrait pendre haut et court ceux qui critiquent sans proposer, moi le premier.


J'ose une prédiction: notre génération va imploser sous le poids de la Procrastination Générale.


mercredi 4 février 2009

La cour des miracles






[Je vous écris alors que tombent enfin les premiers flocons de neige sur mon doux visage, un truc blanc et humide qui vient se fourrer dans vos locks dès le matin et qui ne fait marrer plus que les enfants.]

Tout les jours je côtoie la misère. Je la touche du bout du doigt, l'effleure avec autant de dégout que de pitié, par obligation. Je sens l'odeur du clochard qui ne se lave qu'à chaque éclipse de soleil, je fuis son regard jaune et oblique.
Que puis-je faire pour cette famille visiblement frappée par les malheurs de la génétique si ce n'est hocher discrètement la tête à leur passage?
Je subis le beauf' pour qui le mot subjonctif doit être une maladie vénérienne ou une insulte en hongrois.
J'ai peur pour l'enfant au visage sale, aux cheveux en bataille et à la bave aux lèvres, je sais son avenir condamné.
Quant à cette grand-mère à la mémoire effroyablement courte et aux gestes saccadés, elle m'épuise à chercher inlassablement le dialogue.
Et ce type seul, toujours seul, qui semble avoir honte de vivre, pourquoi et pour qui existe-t-il?
Le pire c'est peut-être la famille trop nombreuse qui croule sous les dettes à vue d'œil, elle sent la reconstitution à plein nez, un peu comme un mauvais steak haché de cantine.

Et c'est comme ça tout les jours. L'envers du décor. Une crasse à peine dissimulée. Je suis témoin de l'indicible.

Des prostituées, des lascars de provinces habillés en Rivaldi, des types qui n'ont pas réussi à obtenir le Brevet des collèges, des chômeurs neurasthéniques, des grosses dames qui suent en hiver, des hommes aux visages balafrés par une lame et par le temps, des gars sans genoux, des vieilles en fin de vie, des punks saouls, des gothiques désœuvrés, des types avec des katanas, des pères au visage rouge et au ton trop autoritaire, des autistes monomaniaques, cet homme avec une tumeur faciale grosse comme le joujou de Nadal, ce trentenaire tout droit sorti d'un très mauvais porno vintage italien, ces hommes d'affaires las et esseulés, ces ados ravagées par les hormones, ce type pleurant et criant parce que l'hôpital psychiatrique lui a donné des "médocs qui rendent encore plus fou", ces manouches au langage incroyables, ces types en survèt' qui gueulent pour demander si il y a du whisky devant leurs femmes éhontées, ce vieux qui fait du "breakdance" en saignant du nez, ces morts...VIVANTS.

Je leur demande le plus gentiment possible : "Que puis-je faire pour vous?", puis je me lave les mains abondamment, frénétiquement, infiniment.

Je travaille dans un cinéma.

dimanche 1 février 2009

Jet d'acide


Mais regardez moi ce cliché puant, illustrant un film qui l'est non moins (à mon avis). Non mais sérieusement, cette image digne d'un paquet de Kinder édition spéciale SPA et Discrimination Positive. Et oui, je parle de ce film dans lequel même LE CHIEN est à moitié noir, et tout à fait mourant: Sept Vies.

Je ne suis pas du genre à cracher sur tout ce qui bouge, je ne suis pas un aigri ou un élitiste mais là c'est trop. Voilà que les gens me sollicitent dans la rue, "mais Paya, à ce qu'il parait t'as pas aimé Sept Vies, pourquoi tant de haine?" chose à laquelle je répondais par un haussement d'épaules et une moue peu significative, voire un bâillement.

Bien sûr, "tout les goûts sont dans la nature", mais il serait tant de la protéger un peu la nature. Je reconnais l'efficacité de ce film, vu qu'à la sortie de la salle, la plupart des êtres humains chialent ou veulent s'inscrire au Don du Sang.

Mais alors: où le bât blesse? Un peu partout à vrai dire.

Commençons par le moins pire, à savoir le jeu des acteurs. On ne peut pas reprocher grand chose à Rosario Dawson, si ce n'est son teint tout à fait ignoble, mais c'est voulu par le film. Quant à Will Smith, à l'instar de sa partenaire, il fait son boulot, ni plus ni moins. Le hic, c'est qu'il semble que sur le contrat des acteurs, une clause stipulait "faites chialer les violons, baignez dans le pathos jusqu'au cou, ne changez pas de registre, et surtout: AUCUNE NUANCE dans votre jeu, merci d'avance". Les pauvres, avec le respect que j'ai pour eux, ils ont fait leur devoir, et plutôt bien.

Le vrai problème: c'est la réalisation et le scénario. Entre un réalisateur italien de seconde zone à la filmographie tout à fait hasardeuse et le scénariste de...Sabrina l'apprentie sorcière (!!!) la fine équipe était au complet.
Couleurs moches et effets de flou et de zoom grossiers, la réalisateur prend la spectateur passif par la main pour lui montrer ce qui est bien ou pas bien, beau ou pas beau. Et c'est cette dualité manichéenne qui guide la filme tout du long.
Ce long métrage dont l'élément déclencheur n'apparait qu'à 20 minutes de la fin, sûrement dans la volonté d'entretenir un pseudo-suspens, est outrageusement moralisateur. Oui, outrageusement. Ça suinte les valeurs judéo-chrétiennes d'un autre siècle, la vieille Amérique bien pensante et sclérosée que j'espérais enterrée à jamais. Le Bien et le Mal, le Destin, Le Jugement, La Punition, La Récompense, le Culpabilité, la Rédemption voilà les seuls thèmes du films. Ah oui, saupoudrez un peu d'Amour, j'avais oublié.
Mais si le dessein du film est moralisateur, le moyen lui, est pathétique au sens premier du terme. Et ça c'est encore pire.

Ce personnage de Will Smith, héroïque, quasi messianique, fort mais perfectible, qui agit par simple bonne conscience, dans le total don de soi et sans rien attendre en retour,;et bien il attendri la jeune demoiselle en fleur, touche la ménagère fan d'Harry Roselmack, et fait réfléchir le Bad Boy qui regardait Le Prince de Bel Air en primaire.

D'un côté c'est bien. Mais ce film, qui procèderait presque d'un diktat des valeurs morales sous forme d'un douce propagande culturelle diffusant une idée universelle du Bien et du Mal, parole d'Evangile, m'a terriblement gêné.

Sans forcement aller jusque là, c'est un un putain d'attentat à la capacité de discernement du spectateur mélo horriblement poussif comme il faudrait ARRÊTER d'en faire.

[Oui, je me sentais seul.]

jeudi 22 janvier 2009

Guess who's back?




Sagas, suites,
sequels, come-backs, appelez-les comme vous voudrez, ils son souvent désastreux. Ils sévissent dans tout les domaines, cinématographiques, sportifs, musicaux et j'en passe. Des simples suites aux piètres ré-utilisations de concepts préexistants: on en bouffe du retour.
Qu'il y ait un Flic de Beverly Hills XII, là n'est pas le problème, le premier était déjà mauvais.
Le vrai souci, c'est quand l'œuvre de base est magistrale ou même juste bonne, et que l'on s'obstine à essayer de faire mieux. Le mieux et l'ennemi du bien.
Au mieux, on risque de perdre 7 euros au cinéma, 15 chez le disquaire, 30 dans un stade, ou pis: une désillusion politique ou la détérioration de l'image idéalisée de notre idole. Et ça, ça n'a pas de prix...

Alors oui Jordan n'aurait jamais dû signer au Washington Wizards après avoir gouté aux joies du golf et des grasses matinées.
Bien sûr que Pacino et De Niro devraient être empaillés et exposés sous verre sur la colline d'Hollywood au lieu d'essayer de faire La Loi et l'Ordre.
Tout le monde sait que Jospin aurait dû tout plaquer et s'exiler faire du catamaran sur l'île de Ré depuis 7 ans déjà.
C'est vrai que NTM à réussi à berner pas mal de monde à Bercy, mais plus personne n'est dupe.

Quant à Michael Jackson et sa fratrie de joyeux artistes, avec toute l'admiration que je leur voue, le Berreta d'un fan(atique) schizophrène et raciste ou un bon crash en avion au milieu des 90's aurait été salvateur. Ça aurait évité les procès vaseux, et une sortie de piste à la Otis Redding ou à la John Lennon ça a quand même plus de gueule qu'un remix de
Thriller par Akon...

Enfin bref, tout ça ne sont que des sujet légers, d'innocentes gaudrioles dont on peut en rire entre amis, à gorge déployée, ou non.
On peut pas tous s'appeler Alliance Ethnik et faire des Fat Come Back, ainsi va la vie.

Mais par contre, il y a des choses qui ne se font pas!

lundi 5 janvier 2009

Ne regarde pas derrière toi car hier était un jour pluvieux.




[Hier soir j'ai vu une phrase écrite à la craie par terre, elle n'a sans doute pas résisté aux intempéries. Ça disait une connerie du genre: "Les proverbes des vieux font mourir de faim les jeunes" .
C'était faux, ça ne voulait rien dire, j'ai adoré. Je me nourris de sophismes, n'empêche que je me demande quel âge avait ce type qui s'était sûrement agenouillé en pleine nuit, égratigné l'auriculaire droit sur le goudron par -7° degrés pour sauver le monde ou du moins faire sourire un passant rêveur...]


2008, fût une année horrible et joyeuse. Tant mieux. Foudre et miel, sang et eau. Un genre de pont entre deux quais, une accouchement douloureux sans anesthésie péridurale ni césarienne de confort.
Non bien sûr, je dramatise. Et puis ça ne rime à rien ce découpage temporel artificiel, c'est une cloison mentale de plus.
Tout de même cette année à compté plus que d'autres; 2008 est un peu une "crevette-bijou", je l'ai décortiqué puis mis précautionneusement dans une boîte kitsch et nacrée dont je n'ai pas perdu la clé.


"Un gros ballon flotte en silence dans le ciel étoilé, c'est un ballon violet dans lequel j'ai entreposé toutes mes mauvaises pensées. Il survole la ville, il éclate, les mauvaises pensées se dispersent, les personnes fragiles s'en régalent, et s'éparpillent dans la nuit de stress. Des envies d'autodestruction viennent salir les murs de la ville.

Une nouvelle pollution psychologique m’accompagnes le long de l’abîme. Je rentabilise mes nuits de crime, tue mon animal de compagnie, contamine tout mes cons d’amis, comptabilise tout mes victimes, garde un œil sur mes ennemis, brise les glaces, dévalises les vitrines, applaudis lorsque les morts s’animent. Les nuages s'épaississent a l'horizon et tout d'un coup la ville ressemble a s'y méprendre a une prison"
(L'armée des 12- Pollutions) Extraits choisis comme les patates pour les chips Vico: soit-disant avec précaution. Contient colorants, conservateurs, et exhausteurs de goûts.

Souviens-toi comme c'est beau la vie.

Quant au blogueur pour dames, cartésien romantique, nihiliste insensible, donc schizophrène éperdu, que vais-je bien faire de lui? Reste-t-il du jus dans cette orange pressée?
Remugle de fin et effluve de début. Le brouillard avance, je ferme les yeux ça me rassure.
Merde, je me rend compte que la procrastination peut révéler une peur de la réussite. Je parle de la Grande Procrastination, pas celle qui te fait cliquer sur tout les liens de Wikipédia au lieu de ranger ta chambre, je parle de la petite voix qui te dit "oh, on verra dans une prochaine vie!"

Petit j'avais forgé cette armure le lave et de fer. Un cœur en Téflon® : fluoré, doux, facilement déformable, semi-cristallin, semi-opaque et blanc. J'avais l'épée qui me protégeait des larmes et des traitres. I, Robot. Ailes déployées qui recouvraient ma Terre.
Allons, allons, jetons la plume de jeune homme torturé.

L'heure est bientôt venue de courir pieds nus sur une champ de mine à toute allure.
Et le pire, c'est que je sais que je vais m'en sortir. Comme d'HABITUDE.

Je déteste les gens fatalistes. Meilleurs vœux.

dimanche 4 janvier 2009

" La peau humaine des choses, le derme de la réalité, voilà avec quoi le cinéma joue d'abord."





Sous ce titre digne d'une conversation entre amis au Quatorzième Festival du Cinéma Ouzbek de Joinville-le-Pont, dans un genre de repas "convivial" qui commence au Gewurztraminer et fini par une verrine rhubarbe-topinambour, se cache une envie de faire un petit bilan de l'année cinématographique passée.

Voilà plus d'un an et demi que je travaille dans un cinéma. Dix-huit mois que je profite de cette gratuité culturelle pour combler ce pan lacunaire de mon savoir, et plus simplement pour me faire plaisir.

J'en ai vu des films! Des bons, des moins bons, des vomissables, des drôles, des cons, des supports à la branlette intellectuelle, des expérimentaux, des classiques, des populaires.
Ayant le privilège de travailler avec des cinéphiles vraiment aguerris, j'ai vogué au gré de leurs conseils en me forgeant bien sûr ma propre opinion, pas toujours en adéquation avec la leur, soit-dit en passant.

Par manque de temps, je n'ai pas pu voir un grand nombre de films qui auraient mérités d'être vus, je me rattraperai cette année.

Quoi de plus éloquent que des petits "tops" pour faire le bilan d'une année de cinéma?!

Mais un "top" sans "flop", c'est pas drôle. Et puis, vu le nombre de bouses que j'ai été amené à voir pendant les pauses, il y a matière à faire un classement des déceptions 2008. Le critère n'est pas seulement la "pourriture" du film, mais aussi les attentes qu'il suscitait, le potentiel non exploité, et donc la déception engendrée.



FLOP 15



1 Disco : atteinte à un genre musical entier! Crime culturel, bouffonnerie sans commune mesure. AUCUNE EXCUSE.


2 Astérix aux Jeux Olympiques :affligeant au plus haut point, même si on ne s'attendait pas à du Chabrol...


3 Phénomènes :ça va faire faire pile 10 ans que Shyamalan n'a pas fait un film regardable, il va falloir songer à la reconversion ou à une très profonde remise en question.


4 Spartatouille : je n'ai pas tenu plus de 15 minutes.


5 Hitman: Interdit au + de 13 ans


6 Cloverfield : Une des fins les plus bâclées de l'année. Et puis c'est nul, tout simplement.


7 Benjamin Gates et le Livres des Secrets: Nicolas Cage est le pire acteur américain des 2000's!


8 Jumper : Billy Elliot vs Anakin Skywalker avec Shaft pour arbitre...


9 Un château en Espagne : je n'avais rien à faire entre 11 et 13...


10 Redacted: Le potentiel est là, mais en y réfléchissant bien, De Palma est à côté de la plaque. Vraiment dommage.


11 Soyez Sympas,Rembobinez : Il est sympa Gondry, mais les bonshommes en cartons style pub SFR, ça va 5 minutes. Un film qui "ne mange pas de pain" comme dirait maman.


12 Jackpot : Je ne m'en souviens plus, ça veut tout dire.


13 Eldorado : 2008 a surtout été marqué par ce nouveau souffle du cinéma belge (Bouli Lanners, François Damiens, frères Dardenne...) mais le délire prolétaire nostalgique post-Jacques Brel, plat pays et consanguinité: trop peu pour moi...pour l'instant.


14 Tonnerre Sous les Tropiques : Fausse satire qui tombe dans les travers de ce qu'elle dénonce.


15 Quantum of Solace
: C'est vraiment insupportable les films d'actions hollywoodiens.


Top 20


1 There Will Be Blood : période de l'Histoire fascinante, portrait troublant, Daniel Day-Lewis magistral, Paul Thomas Anderson en parfait chef d'orchestre. Et pourtant, ce film a fait chié tout le monde!

2 Into The Wild: déjà culte, déjà commenté et-recommenté, je m'abstiendrais donc.

3 No Country for Old Men: génial, c'est tout.

4: Valse avec Bachir : Vous savez ce que j'en pense.

5 : Sakuran: Une tranche de Japon acidulée

6 : Appaloosa : Hommage délirant aux films de genre.

7: Tokyo ! : Tokyo comme prétexte aux divagations de 3 bons réalisateurs. Et Gondry qui ne fait aps de bonhommes en carton en prime. A voir sous l'emprise de soleils artificiels.

8: A bord du Darjeeling Limited : J'ai découvert ici Wes Anderson, et j'ai tout de suite adoré, c'est rapidement devenu mon réalisateur préféré devant Tarantino, Coppola, Burton et compagnie, oui oui!. Quelle fût ma surprise en visionnant les précédents films d'Anderson: Darjeeling est d'assez loin le moins bon de tous...

9: Le bon la brute et le cinglé: Envie de crier au génie! Les gens ne se rendent pas compte. Les coréens sont loin.

10: Sweeney Todd : Burtonissime, pari risqué mais réussi.

11: The Dark Knight : Le seul bon film d'action américain, et non des moindres

12: Entre les murs: j'ai aimé et j'assume. Même si il y aurait beaucoup à redire.

13: Juno : On en a fait tout un foin pour pas grand chose, mais film fort sympathique tout de même

14: Burn After Reading : Très drôle mais ne parvient pas à passer au palier supérieur. Humour post-guerre froide très efficace et bon cabotinage d'acteurs en pleine forme. A voir.

15: Vicky Cristina Barcelona: Très agréable, mais ne peut prétendre à plus. C'est un très bon film érotique en fait. Donne furieusement envie de faire l'amour sur le champ, la salle de cinéma devenant alors un contexte très frustrant.

16: La guerre selon Charlie Wilson : un bon film pour qui sait apprécier les blagues d'historiens sur l'invasion russe en Afghanistan en 1980

17: Deux Sœurs Pour un Roi : Encore un bon film érotique, un titre digne d'un programme nocturne sur RTL9, mais surtout la passionnante histoire du plus libidineux des Tudors : Henry "Mediaval Pimp" the Eighth, King Of England, Lord of Ireland.

18: Broken English : Bon film mais pas facile à apprécier si on n'est pas UNE trentenaire de classe sociale moyen + un peu perdue dans le modèle social imposé en 2008. Pour rigoler, autant regarder 2 Days in Paris

19: Ken 1 : l'ère de Raoh: HA-DO-KEN!!! Non ne ris pas!

20: Reviens-moi: Surprenant...en bien.

Et puis Paris, sinon on va m'accuser d'enterrer le cinéma français. Mais c'est pas de gaité de cœur.


Films que je'aurais aimé voir

1 Lust , Caution

2 A sweddish love story

3 The Visitor

4 Hunger

5 La cité des Hommes

6 Gomorra

7 L’art de la pensée négative

8 Haïti chérie

9 Les citronniers

10 Les 7 Vierges

11 Le voyage de Primo Lévi

12 Wackness

13 Le premier jour du reste de ta vie

14 Retour à Gorée

15 Peur du Noir

16 Bons baisers de Bruges

17 L’Orphelinat

18 3h10 pour Yuma

19 Johnny Mad dog

20 Moscow, Belgium




Et vous, quel est votre Panthéon cinématographique?

mardi 23 décembre 2008

All I wanna do is BoOm BoOm BoOm in your ZoOm ZoOm ZoOm and take your money!!












De haut en bas: M.I.A, Kid Sister, Ebony Bones, Santogold, Janelle Monae

Mais quel est le point commun entre ces femmes? Bof, pas grand chose. Chanteuses actuelles, anglo-saxonnes au "teint basané", trentenaires découvertes sur le tard, semblent s'être perdues lors d'un shooting dans l'est londonien, on fait la couv' de MissBehave ou finiront bien par la faire un jour ou l'autre. Je les aime bien.

Mon esprit se voit automatiquement obligé de faire un amalgame entre ces femmes pourtant si différentes.
C'est sans doute un comble, mais le fait que ces chanteuses aient essayé de se démarquer de la masse des "chanteuses souriantes et con(sensuelles) MTV Music Awards à la peau caramel" à engendré un étrange effet secondaire: ces chanteuses "différentes" se ressemblent malgré leur tant désirée singularité.

Autant à cause de leur accoutrement et leur univers esthétique déjanté que par leurs sonorités musicales.

Etude comparée inutile et superficielle:

M.I.A a surfé sûr (a provoqué?) la vague 2007-2008 " je porte des tons qui jurent le plus possible, mais comme je le fait avec charisme et assurance ça fait visionnaire plus que Carnaval de Notting Hill", et c'est plutôt réussi. Son univers graphique va sûrement causer la mort de nombreux épileptiques si ce n'est pas déjà fait. On ne présente plus sa musique, on a entendu que ça cette année. On aime ou on déteste cette musique éléctro-hip-hop-world-punk-alternative-indie, il reste qu'elle a apporté quelque chose, quoiqu'on en dise. D'une beauté qui ne casserait pas 3 pattes à un canard, on ne peut nier son côté attendrissant de Sri-Lankaise bondissante.

Kid Sister a pris le wagon en route et n'a tout simplement RIEN inventé. Ah si, elle portait des ongles de toutes les couleurs dans un clip avec Kanye West et puis elle est raisonnablement jolie, ça aide! Elle est américaine et ça se sent, elle prend moins de risques. Mais bon, que peut-on lui reprocher avec un son electro-hip-hop si efficace? Elle a le don pour toujours choisir des collaborations judicieuses et est résolument tournée vers le rap. Son premier album sort dans un mois, on pourra sans doute émettre alors un réel jugement.

Ebony Bones, révélée aux récentes Transmusicales est un OVNI. Ça ne ressemble à rien, et c'est plutôt un compliment. Son univers esthétique tient plus du carnaval-clown-afro-post punk qu'autre chose. Quant à sa musique, je le trouve tout simplement immonde, en atteste un de ces titres : Don't FART on my Heart!!. Elle est tout à fait moche, mais le dissimule avec toute sorte d'artifices et un très bon photographe, elle semble en plus avoir subit un MichaelJacksonisation du nez!
Bref, longue vie à elle.

Santogold, plus ou moins révélée aux Transmusicales 2007, est un peu la chérie de ces dames cette année. Une sorte de M.I.A qu'on aurait forcé à passer chez Guerissol, mais qui garde un certain style Camden Town. Elle est américaine et ça se sent un peu, mais pas trop. La preuve, elle fait des clips bizarres dans lequel elle monte un cheval. Comme elle est mi hype, mi grand public, elle a tout pour cartonner. D'un point de vue sonore, c'est carré et bien fait, même si ça tend parfois un peu trop vers la pop à mon goût. Santogold semble s'adresser à un public exclusivement féminin, je met au défi n'importe quel mec d'écouter son album en entier sans broncher; et pourtant elle baigne dans le même creuset musical que sa pote Sri-Lankaise tueuse d'épileptiques. On attend la confirmation.

Janelle Monae sort un peu du lot. Elle n'use ni n'abuse pas des couleurs à outrance. La dame à choisit le noir et blanc pour se démarquer. Dans une ambiance rétro-jazzy-glamour, elle se la joue garçonne et peut se le permettre car oh my god c'est la plus belle femme du monde!!! elle n'est pas d'une laideur extrême. Sa musique est excellente quoique déstructurée, elle jouit d'une expérience beaucoup plus grande que les chanteuses précédentes et ça s'entend. Malheureusement, dans ses albums solo, je ne retrouve pas encore la sublime Janelle des featuring avec Big Boi d'Outkast, mais patience...


Alors, c'est drôle de dames ce ressemblent-elles tant que ça? Et bien, moins que je pensais avant d'écrire l'introduction de cet article. Elles jouent toutes sur la corde de l'originalité et y parviennent toujours plus ou moins. Qu'est-ce qui me plait tant que ça chez elles? Peut-être la fait qu'elles ne soit pas passives-lascives-poussives ou ce que vous voulez, comme trop d'autres. Elles ne sourient pas niaisement à la caméra, sans lever leur majeur à la face du monde pour autant.
Sans rentrer dans des considérations féministes maladroites et inappropriées, c'est peut-être cette image de femmes "fortes et indépendantes" qui plait. Quand la potiche est remplacée par la poupée qui dit non.
En tout cas, difficile de rester indifférent.

Who's NEXT??