jeudi 22 janvier 2009

Guess who's back?




Sagas, suites,
sequels, come-backs, appelez-les comme vous voudrez, ils son souvent désastreux. Ils sévissent dans tout les domaines, cinématographiques, sportifs, musicaux et j'en passe. Des simples suites aux piètres ré-utilisations de concepts préexistants: on en bouffe du retour.
Qu'il y ait un Flic de Beverly Hills XII, là n'est pas le problème, le premier était déjà mauvais.
Le vrai souci, c'est quand l'œuvre de base est magistrale ou même juste bonne, et que l'on s'obstine à essayer de faire mieux. Le mieux et l'ennemi du bien.
Au mieux, on risque de perdre 7 euros au cinéma, 15 chez le disquaire, 30 dans un stade, ou pis: une désillusion politique ou la détérioration de l'image idéalisée de notre idole. Et ça, ça n'a pas de prix...

Alors oui Jordan n'aurait jamais dû signer au Washington Wizards après avoir gouté aux joies du golf et des grasses matinées.
Bien sûr que Pacino et De Niro devraient être empaillés et exposés sous verre sur la colline d'Hollywood au lieu d'essayer de faire La Loi et l'Ordre.
Tout le monde sait que Jospin aurait dû tout plaquer et s'exiler faire du catamaran sur l'île de Ré depuis 7 ans déjà.
C'est vrai que NTM à réussi à berner pas mal de monde à Bercy, mais plus personne n'est dupe.

Quant à Michael Jackson et sa fratrie de joyeux artistes, avec toute l'admiration que je leur voue, le Berreta d'un fan(atique) schizophrène et raciste ou un bon crash en avion au milieu des 90's aurait été salvateur. Ça aurait évité les procès vaseux, et une sortie de piste à la Otis Redding ou à la John Lennon ça a quand même plus de gueule qu'un remix de
Thriller par Akon...

Enfin bref, tout ça ne sont que des sujet légers, d'innocentes gaudrioles dont on peut en rire entre amis, à gorge déployée, ou non.
On peut pas tous s'appeler Alliance Ethnik et faire des Fat Come Back, ainsi va la vie.

Mais par contre, il y a des choses qui ne se font pas!

lundi 5 janvier 2009

Ne regarde pas derrière toi car hier était un jour pluvieux.




[Hier soir j'ai vu une phrase écrite à la craie par terre, elle n'a sans doute pas résisté aux intempéries. Ça disait une connerie du genre: "Les proverbes des vieux font mourir de faim les jeunes" .
C'était faux, ça ne voulait rien dire, j'ai adoré. Je me nourris de sophismes, n'empêche que je me demande quel âge avait ce type qui s'était sûrement agenouillé en pleine nuit, égratigné l'auriculaire droit sur le goudron par -7° degrés pour sauver le monde ou du moins faire sourire un passant rêveur...]


2008, fût une année horrible et joyeuse. Tant mieux. Foudre et miel, sang et eau. Un genre de pont entre deux quais, une accouchement douloureux sans anesthésie péridurale ni césarienne de confort.
Non bien sûr, je dramatise. Et puis ça ne rime à rien ce découpage temporel artificiel, c'est une cloison mentale de plus.
Tout de même cette année à compté plus que d'autres; 2008 est un peu une "crevette-bijou", je l'ai décortiqué puis mis précautionneusement dans une boîte kitsch et nacrée dont je n'ai pas perdu la clé.


"Un gros ballon flotte en silence dans le ciel étoilé, c'est un ballon violet dans lequel j'ai entreposé toutes mes mauvaises pensées. Il survole la ville, il éclate, les mauvaises pensées se dispersent, les personnes fragiles s'en régalent, et s'éparpillent dans la nuit de stress. Des envies d'autodestruction viennent salir les murs de la ville.

Une nouvelle pollution psychologique m’accompagnes le long de l’abîme. Je rentabilise mes nuits de crime, tue mon animal de compagnie, contamine tout mes cons d’amis, comptabilise tout mes victimes, garde un œil sur mes ennemis, brise les glaces, dévalises les vitrines, applaudis lorsque les morts s’animent. Les nuages s'épaississent a l'horizon et tout d'un coup la ville ressemble a s'y méprendre a une prison"
(L'armée des 12- Pollutions) Extraits choisis comme les patates pour les chips Vico: soit-disant avec précaution. Contient colorants, conservateurs, et exhausteurs de goûts.

Souviens-toi comme c'est beau la vie.

Quant au blogueur pour dames, cartésien romantique, nihiliste insensible, donc schizophrène éperdu, que vais-je bien faire de lui? Reste-t-il du jus dans cette orange pressée?
Remugle de fin et effluve de début. Le brouillard avance, je ferme les yeux ça me rassure.
Merde, je me rend compte que la procrastination peut révéler une peur de la réussite. Je parle de la Grande Procrastination, pas celle qui te fait cliquer sur tout les liens de Wikipédia au lieu de ranger ta chambre, je parle de la petite voix qui te dit "oh, on verra dans une prochaine vie!"

Petit j'avais forgé cette armure le lave et de fer. Un cœur en Téflon® : fluoré, doux, facilement déformable, semi-cristallin, semi-opaque et blanc. J'avais l'épée qui me protégeait des larmes et des traitres. I, Robot. Ailes déployées qui recouvraient ma Terre.
Allons, allons, jetons la plume de jeune homme torturé.

L'heure est bientôt venue de courir pieds nus sur une champ de mine à toute allure.
Et le pire, c'est que je sais que je vais m'en sortir. Comme d'HABITUDE.

Je déteste les gens fatalistes. Meilleurs vœux.

dimanche 4 janvier 2009

" La peau humaine des choses, le derme de la réalité, voilà avec quoi le cinéma joue d'abord."





Sous ce titre digne d'une conversation entre amis au Quatorzième Festival du Cinéma Ouzbek de Joinville-le-Pont, dans un genre de repas "convivial" qui commence au Gewurztraminer et fini par une verrine rhubarbe-topinambour, se cache une envie de faire un petit bilan de l'année cinématographique passée.

Voilà plus d'un an et demi que je travaille dans un cinéma. Dix-huit mois que je profite de cette gratuité culturelle pour combler ce pan lacunaire de mon savoir, et plus simplement pour me faire plaisir.

J'en ai vu des films! Des bons, des moins bons, des vomissables, des drôles, des cons, des supports à la branlette intellectuelle, des expérimentaux, des classiques, des populaires.
Ayant le privilège de travailler avec des cinéphiles vraiment aguerris, j'ai vogué au gré de leurs conseils en me forgeant bien sûr ma propre opinion, pas toujours en adéquation avec la leur, soit-dit en passant.

Par manque de temps, je n'ai pas pu voir un grand nombre de films qui auraient mérités d'être vus, je me rattraperai cette année.

Quoi de plus éloquent que des petits "tops" pour faire le bilan d'une année de cinéma?!

Mais un "top" sans "flop", c'est pas drôle. Et puis, vu le nombre de bouses que j'ai été amené à voir pendant les pauses, il y a matière à faire un classement des déceptions 2008. Le critère n'est pas seulement la "pourriture" du film, mais aussi les attentes qu'il suscitait, le potentiel non exploité, et donc la déception engendrée.



FLOP 15



1 Disco : atteinte à un genre musical entier! Crime culturel, bouffonnerie sans commune mesure. AUCUNE EXCUSE.


2 Astérix aux Jeux Olympiques :affligeant au plus haut point, même si on ne s'attendait pas à du Chabrol...


3 Phénomènes :ça va faire faire pile 10 ans que Shyamalan n'a pas fait un film regardable, il va falloir songer à la reconversion ou à une très profonde remise en question.


4 Spartatouille : je n'ai pas tenu plus de 15 minutes.


5 Hitman: Interdit au + de 13 ans


6 Cloverfield : Une des fins les plus bâclées de l'année. Et puis c'est nul, tout simplement.


7 Benjamin Gates et le Livres des Secrets: Nicolas Cage est le pire acteur américain des 2000's!


8 Jumper : Billy Elliot vs Anakin Skywalker avec Shaft pour arbitre...


9 Un château en Espagne : je n'avais rien à faire entre 11 et 13...


10 Redacted: Le potentiel est là, mais en y réfléchissant bien, De Palma est à côté de la plaque. Vraiment dommage.


11 Soyez Sympas,Rembobinez : Il est sympa Gondry, mais les bonshommes en cartons style pub SFR, ça va 5 minutes. Un film qui "ne mange pas de pain" comme dirait maman.


12 Jackpot : Je ne m'en souviens plus, ça veut tout dire.


13 Eldorado : 2008 a surtout été marqué par ce nouveau souffle du cinéma belge (Bouli Lanners, François Damiens, frères Dardenne...) mais le délire prolétaire nostalgique post-Jacques Brel, plat pays et consanguinité: trop peu pour moi...pour l'instant.


14 Tonnerre Sous les Tropiques : Fausse satire qui tombe dans les travers de ce qu'elle dénonce.


15 Quantum of Solace
: C'est vraiment insupportable les films d'actions hollywoodiens.


Top 20


1 There Will Be Blood : période de l'Histoire fascinante, portrait troublant, Daniel Day-Lewis magistral, Paul Thomas Anderson en parfait chef d'orchestre. Et pourtant, ce film a fait chié tout le monde!

2 Into The Wild: déjà culte, déjà commenté et-recommenté, je m'abstiendrais donc.

3 No Country for Old Men: génial, c'est tout.

4: Valse avec Bachir : Vous savez ce que j'en pense.

5 : Sakuran: Une tranche de Japon acidulée

6 : Appaloosa : Hommage délirant aux films de genre.

7: Tokyo ! : Tokyo comme prétexte aux divagations de 3 bons réalisateurs. Et Gondry qui ne fait aps de bonhommes en carton en prime. A voir sous l'emprise de soleils artificiels.

8: A bord du Darjeeling Limited : J'ai découvert ici Wes Anderson, et j'ai tout de suite adoré, c'est rapidement devenu mon réalisateur préféré devant Tarantino, Coppola, Burton et compagnie, oui oui!. Quelle fût ma surprise en visionnant les précédents films d'Anderson: Darjeeling est d'assez loin le moins bon de tous...

9: Le bon la brute et le cinglé: Envie de crier au génie! Les gens ne se rendent pas compte. Les coréens sont loin.

10: Sweeney Todd : Burtonissime, pari risqué mais réussi.

11: The Dark Knight : Le seul bon film d'action américain, et non des moindres

12: Entre les murs: j'ai aimé et j'assume. Même si il y aurait beaucoup à redire.

13: Juno : On en a fait tout un foin pour pas grand chose, mais film fort sympathique tout de même

14: Burn After Reading : Très drôle mais ne parvient pas à passer au palier supérieur. Humour post-guerre froide très efficace et bon cabotinage d'acteurs en pleine forme. A voir.

15: Vicky Cristina Barcelona: Très agréable, mais ne peut prétendre à plus. C'est un très bon film érotique en fait. Donne furieusement envie de faire l'amour sur le champ, la salle de cinéma devenant alors un contexte très frustrant.

16: La guerre selon Charlie Wilson : un bon film pour qui sait apprécier les blagues d'historiens sur l'invasion russe en Afghanistan en 1980

17: Deux Sœurs Pour un Roi : Encore un bon film érotique, un titre digne d'un programme nocturne sur RTL9, mais surtout la passionnante histoire du plus libidineux des Tudors : Henry "Mediaval Pimp" the Eighth, King Of England, Lord of Ireland.

18: Broken English : Bon film mais pas facile à apprécier si on n'est pas UNE trentenaire de classe sociale moyen + un peu perdue dans le modèle social imposé en 2008. Pour rigoler, autant regarder 2 Days in Paris

19: Ken 1 : l'ère de Raoh: HA-DO-KEN!!! Non ne ris pas!

20: Reviens-moi: Surprenant...en bien.

Et puis Paris, sinon on va m'accuser d'enterrer le cinéma français. Mais c'est pas de gaité de cœur.


Films que je'aurais aimé voir

1 Lust , Caution

2 A sweddish love story

3 The Visitor

4 Hunger

5 La cité des Hommes

6 Gomorra

7 L’art de la pensée négative

8 Haïti chérie

9 Les citronniers

10 Les 7 Vierges

11 Le voyage de Primo Lévi

12 Wackness

13 Le premier jour du reste de ta vie

14 Retour à Gorée

15 Peur du Noir

16 Bons baisers de Bruges

17 L’Orphelinat

18 3h10 pour Yuma

19 Johnny Mad dog

20 Moscow, Belgium




Et vous, quel est votre Panthéon cinématographique?

mardi 23 décembre 2008

All I wanna do is BoOm BoOm BoOm in your ZoOm ZoOm ZoOm and take your money!!












De haut en bas: M.I.A, Kid Sister, Ebony Bones, Santogold, Janelle Monae

Mais quel est le point commun entre ces femmes? Bof, pas grand chose. Chanteuses actuelles, anglo-saxonnes au "teint basané", trentenaires découvertes sur le tard, semblent s'être perdues lors d'un shooting dans l'est londonien, on fait la couv' de MissBehave ou finiront bien par la faire un jour ou l'autre. Je les aime bien.

Mon esprit se voit automatiquement obligé de faire un amalgame entre ces femmes pourtant si différentes.
C'est sans doute un comble, mais le fait que ces chanteuses aient essayé de se démarquer de la masse des "chanteuses souriantes et con(sensuelles) MTV Music Awards à la peau caramel" à engendré un étrange effet secondaire: ces chanteuses "différentes" se ressemblent malgré leur tant désirée singularité.

Autant à cause de leur accoutrement et leur univers esthétique déjanté que par leurs sonorités musicales.

Etude comparée inutile et superficielle:

M.I.A a surfé sûr (a provoqué?) la vague 2007-2008 " je porte des tons qui jurent le plus possible, mais comme je le fait avec charisme et assurance ça fait visionnaire plus que Carnaval de Notting Hill", et c'est plutôt réussi. Son univers graphique va sûrement causer la mort de nombreux épileptiques si ce n'est pas déjà fait. On ne présente plus sa musique, on a entendu que ça cette année. On aime ou on déteste cette musique éléctro-hip-hop-world-punk-alternative-indie, il reste qu'elle a apporté quelque chose, quoiqu'on en dise. D'une beauté qui ne casserait pas 3 pattes à un canard, on ne peut nier son côté attendrissant de Sri-Lankaise bondissante.

Kid Sister a pris le wagon en route et n'a tout simplement RIEN inventé. Ah si, elle portait des ongles de toutes les couleurs dans un clip avec Kanye West et puis elle est raisonnablement jolie, ça aide! Elle est américaine et ça se sent, elle prend moins de risques. Mais bon, que peut-on lui reprocher avec un son electro-hip-hop si efficace? Elle a le don pour toujours choisir des collaborations judicieuses et est résolument tournée vers le rap. Son premier album sort dans un mois, on pourra sans doute émettre alors un réel jugement.

Ebony Bones, révélée aux récentes Transmusicales est un OVNI. Ça ne ressemble à rien, et c'est plutôt un compliment. Son univers esthétique tient plus du carnaval-clown-afro-post punk qu'autre chose. Quant à sa musique, je le trouve tout simplement immonde, en atteste un de ces titres : Don't FART on my Heart!!. Elle est tout à fait moche, mais le dissimule avec toute sorte d'artifices et un très bon photographe, elle semble en plus avoir subit un MichaelJacksonisation du nez!
Bref, longue vie à elle.

Santogold, plus ou moins révélée aux Transmusicales 2007, est un peu la chérie de ces dames cette année. Une sorte de M.I.A qu'on aurait forcé à passer chez Guerissol, mais qui garde un certain style Camden Town. Elle est américaine et ça se sent un peu, mais pas trop. La preuve, elle fait des clips bizarres dans lequel elle monte un cheval. Comme elle est mi hype, mi grand public, elle a tout pour cartonner. D'un point de vue sonore, c'est carré et bien fait, même si ça tend parfois un peu trop vers la pop à mon goût. Santogold semble s'adresser à un public exclusivement féminin, je met au défi n'importe quel mec d'écouter son album en entier sans broncher; et pourtant elle baigne dans le même creuset musical que sa pote Sri-Lankaise tueuse d'épileptiques. On attend la confirmation.

Janelle Monae sort un peu du lot. Elle n'use ni n'abuse pas des couleurs à outrance. La dame à choisit le noir et blanc pour se démarquer. Dans une ambiance rétro-jazzy-glamour, elle se la joue garçonne et peut se le permettre car oh my god c'est la plus belle femme du monde!!! elle n'est pas d'une laideur extrême. Sa musique est excellente quoique déstructurée, elle jouit d'une expérience beaucoup plus grande que les chanteuses précédentes et ça s'entend. Malheureusement, dans ses albums solo, je ne retrouve pas encore la sublime Janelle des featuring avec Big Boi d'Outkast, mais patience...


Alors, c'est drôle de dames ce ressemblent-elles tant que ça? Et bien, moins que je pensais avant d'écrire l'introduction de cet article. Elles jouent toutes sur la corde de l'originalité et y parviennent toujours plus ou moins. Qu'est-ce qui me plait tant que ça chez elles? Peut-être la fait qu'elles ne soit pas passives-lascives-poussives ou ce que vous voulez, comme trop d'autres. Elles ne sourient pas niaisement à la caméra, sans lever leur majeur à la face du monde pour autant.
Sans rentrer dans des considérations féministes maladroites et inappropriées, c'est peut-être cette image de femmes "fortes et indépendantes" qui plait. Quand la potiche est remplacée par la poupée qui dit non.
En tout cas, difficile de rester indifférent.

Who's NEXT??

samedi 13 décembre 2008

Je parles aux chats, laissez moi tranquille, ils me comprennent, je vois leurs petits yeux qui scintillent








Pas de nouvelles, bonnes nouvelles.
Pour une fois, une citation pas trop conne. C'est vrai ça, je sais pas si vous avez déjà remarqué l'idiotie d'adages tels: "l'habit ne fait pas le moine" ou "la curiosité est un vilain et faux". Mais dans la vraie vie en 3D, celle en chair et en os: toute personne qui ne se fie pas aux apparences ou qui ne fait pas montre d'un brin de curiosité est condamnée à une mort sociale et intellectuelle dans les plus atroces souffrances. Elle serait un quiproquos sur pattes. Le conseil du jour sera donc: intéressez vous aux autres, mais jugez les aux premiers abords!

Sinon, qu'est-ce que je deviens? Ça vous intéresses vraiment?
Et bien tout d'abord: je ne blogue plus. C'était une parfaite distraction estivale. C'est un peu comme faire du squash un mois d'aout, on n'en fait pas forcément un hobby ad vitam aeternam, on ne prend pas forcément la licence pour la saison 2008-2009, mais de temps en temps, une petite partie un dimanche matin pluvieux, c'est pas de refus.

Qu'est-ce que je fous à la place alors pardi? Je pourrais vous dire que j'ai décidé "de vivre mes rêves au lieu de rêver de vivre", mais je perdrai alors pas mal de lecteurs ainsi que mon amour propre. Étant donné que le nombre de lecteur de ce blog est à peu près équivalent au nombre de filles du Dr March, ce serait une très mauvaise opération marketing.

Non, plus concrètement, je continue de bosser dans un cinéma décrépi qui ne met toujours pas la clé sous la porte malgré l'ouverture d'un Multiplexe Gaumont "le-plus-cher-d'Europe-avec-intérieur-Christian-Lacroix-tu-peux-pas-teste". Mais non, mon humble entreprise survit. En commettant nombres de crimes contre l'humanité, à savoir: passer High School Musical 3 pendant 1 mois et demi et donc rameuter 90% des pucelles jouvencelles à voix de crécelles en phase "d'oestrogénisation intensive" de ma chère ville. Et d'autres crimes d'ampleur internationale comme passer Burn After Reading en...Version Française!!!!

[J'écrirais un article sur mon cinéma]

Non, plus concrètement je festoie le plus possible, dans la limite du déraisonnable, because j'ai 20 ans et le discours carperdiemo-hédoniste classique blablabla ect. Bien sûr c'est faux. N'empêche que le week-end dernier j'ai été aux TRANSMUSICALES de Rennes. Et ô surprise, ô cassage de cliché, ô remise en question: c'était très bien! Je m'attendais à un truc où des dizaines de milliers de bouseux sous LSD agiteraient leurs membres de façon désordonnée. En fait c'est l'extase et des filles aux gestes harmonieux dansent désespérément avec les larmes aux yeux, ce soir c'est nuit blanche , demain c'est dimanche, certainement les meilleurs moment de notre existence. Et puis du très très bon son, pour peu qu'on arrive à jongler avec la programmation, et les différentes scènes. Exercice des plus périlleux au fur et à mesure que les verres deviennent plus nombreux que le nains dans Blanche-Neige, voire que les Travaux d'Hercule...
Bon bien sûr, il faut pas avoir envie d'un truc cosy-intimiste-jazzy-soul, et faut pas être 2, mais pour des gens en recherche de sensations fortes mais pas sales, ou tout simplement des groupes qui perceront l'année suivante c'est ICI que ça se passe. See you next year!

[Je ferais un article sur la musique, ou la fête, enfin un truc marrant et bateau quoi.]

Non, plus concrètement j'étudie. Je suis maintenant passionné par l'Histoire de l'Afrique et j'ai accessoirement entamé la lecture de Naissance et déclin des grandes puissances de Paul Kennedy, sûrement très intéressant, mais ça fait 1000 pages en poche, écrit petit, et sans images putain! J'espère en avoir terminé avant la prise de fonction d'Obama, sinon j'en ferais un joli cale-porte.

[Je ne ferais PAS d'article sur l'Histoire ou la Géopolitique, c'est bon j'ai compris.]

Non, VRAIMENT plus concrètement mon esprit se rapproche du Japon un peu plus chaque jour. Un amour qui dure depuis des années, qui s'exprime dans à peu près tout les domaines de la vie, au-delà des clichés sur le pays du soleil levant. Bon okay, Tokyo c'est TROP hype,c'est un Colette géant avec des couleurs criardes en prime, c'est pas très original car t'as au moins 3 types dans ta promo qui y vont en février, t'as été malade avec un sashimi à l'otoro, tu en as marre que ton petit frère regarde Dragon Ball Z sur MCM, tu déteste cette société consommatrice et tu préfères aller t'enivrer d'encens en Inde ou acheter un bonnet en laine de lama au Pérou. Saches que tu as tort lecteur.
Le Japon c'est un peu comme Sega: C'est plus fort que toi!

[Je ferais un article sur le Japon, et plutôt deux fois qu'une, vous n'y échapperez pas!!]

Ah et puis sinon, j'ai l'esprit tourné vers la danse, j'attends le 1er Mars avec une impatience puérile.

[Je ferais un article sur la dan...! Hey mais c'est déjà fait bande d'ingrats!]

Mémo à moi-même: l'article court et percutant, c'est plus efficace et grand public.

Ah, et j'allais oublier...JE SUIS EN VACANCES. Bah oui, sinon j'écrirais pas si vous avez bien suivi.

Voilà, je poursuis "mon petit bonhomme de chemin" petit à petit, les bœufs avant la charrue.



jeudi 30 octobre 2008

F.R.E.S.H!

Non, je ne laverai pas ce T-Shirt avant qu'Oboma ai vaincu Mac Haine! J'attendrai 4 ans si il le faut. I hope not...

PS: un jour je reviendrai!!!! Un jour...

jeudi 11 septembre 2008

L'AFRIQUE...histoire de.


Aujourd'hui c'était la rentrée. Enfin, les "inscriptions pédagogiques". Moment crucial si il en est.
Troisième année de licence d'Histoire, parcours Sciences Politiques, option Communication Rédactionnelle. Jusque là, tout roule.

Je n'attendais qu'un moment. M'inscrire à ce cours dont on m'avait tant parlé depuis des années, celui qui allait occupé mon esprit passionné et boulimique pendant au moins un semestre, qui allait même sûrement susciter un intérêt irréversible: l'Histoire de l'Afrique.
Etant à peu près le seul de ma promo à ne pas avoir besoin de crème solaire indice 50 pendant l'été, mon enthousiasme était isolé. Pas grave. J'étais motivé plus que jamais, car plus on avance dans la Licence et plus les options sont alléchantes.
Déjà l'année dernière j'étais passé à côté de l'Histoire de l'alimentation, mais avait été un des seuls hommes à avoir sauté à pieds joints dans l'Histoire des Femmes. Côtoyer une vingtaine de féministes en herbe fût une expérience enrichissante, sympathique et surtout...très drôle.

Mais là il s'agissait d'Histoire de l'Afrique! Un des cours les plus intéressants potentiellement. Car l'intêret de la fac, c'est la possibilité d'une réelle érudition. On peut vraiment fouiller un sujet en utilisant des sources qui ne sont pas forcément les plus évidentes, les plus officielles. Chose quasi impossible dans les écoles ou IEP, trop généralistes, trop formatés (?). Pouvoir comparer le discours d'un français révisionniste, d'une socialiste philanthrope et africanophile, d'un érudit africain formaté par la Sorbonne, ou bien d'un acteur social ou politique africain non perverti: c'est passionnant.
L'important c'est juste que le professeur ne tienne pas un discours post-esclavagiste/ colonialiste (l'Afrique comme un zoo, ethnographie/anthropologie à grand papa façon IIIè République) ou encore pire: un discours manichéen qui victimiserait l'Afrique (pauvres Noirs, Méchants Blancs). Mais après enquête, le prof des années précédentes semblait tout simplement PARFAIT.

[...] Le professeur responsable de la filière prend la parole: " Donc comme vous l'avez sûrement constaté, les Enseignements Fondamentaux n'ont pas été modifiés. Ah, oui, sauf l'Histoire de l'Afrique qui a été remplacée par un cours de...COLONISATIONS COMPAREES."
Mon sang n'a fait qu'un tour: une image c'est immédiatement ancrée dans ma tête.
>>
Soit disant la fac la plus ouverte d'esprit, la plus "socialiste", la plus rebelle et anticonformiste de France. A la base de la lutte anti-CPE, à la base de la lutte anti-LRU. Bastion anti-capitaliste et un peu anti-tout, défendu par des fils de soixante-huitards en keffiehs, bière dans la main droite et Marx dans l'hémisphère gauche du cerveau. Et bien le rouleau compresseur Pécresse-Sarkozy a fini par en venir à bout.
Et tout d'un coup "Rennes 2 la Rouge" s'est teintée de bleu...un bleu ROI.